Le magicien se réveilla avec une douleur lancinante qui dansait au fond de sa caboche encore secouée des réflexions inachevées et entremêlées de la veille. La nuit porte conseille, dit-on. La nuit. Toujours elle. Xonim avait elle veillé à ce qu'il se réveille en hurlant de joie ? Oui, il avait compris. Ce qu'il manquait. Un petit rien du tout qui... "CROAA" Sans prendre la peine d'ouvrir la bouche, le magicien répondit au Corbeau que si une fois son repas fini, les morceaux de viande restaient, il pourrait aller les grignoter. L'énorme volatile de jais croassa de contentement et sautilla quelque peu d'impatience. Aleksandr, quant à lui, attrapa sa baguette et traça dans les airs des signes cabalistiques et prononça des mots d’un langage sombre. Il s’avança alors vers le feu de Voukoll et, avec un sourire que personne ne pouvait voir, s’exclama : “Bonjour, vous autres !”
(Utilisation du sort invisibilité)
Grmlmllmlmlmlmlmllmm...
Publié : 12 oct. 2017, 18:12
par Casaïr
Piquée au vif, je ne relevai pas son commentaire désobligeant. À la place je le remerciai du bout des dents avant de m’arrêter sur un autre sujet fâcheux : des vêtements propres. Sauf qu’avant que je ne puisse ouvrir la bouche, ma sœur, réveillée à son tour, semblait décidée à en rajouter une couche, rapidement imitée par Voukoll. Furibarde alors que je n’étais pas levée depuis une heure, j’avais battu mon record personnel. Je fusillai du regard Jasna, sachant pertinemment que ça lui passerait au-dessus de la tête, avant de faire le tour de ceux qui pouvaient encore m’aider avec un change de taille plus adapté.
Tout en ignorant l’air narquois de ma cadette, je réfléchissais à mon petit problème et en éliminai d’ors et déjà un certain nombre, entre ceux qui étaient esclaves avec moi et ceux qui disposaient… d’une morphologie différente de la mienne. Restaient Levko, Ignir et Caliobé mais seuls deux d’entre eux étaient de la garde. Même si j’appréciai la demi-elfe, je n’étais pas certaine que sa garde-robe soit tout à fait réglementaire. Je me tournai alors vers les deux hommes, un peu gênée.
« Excusez-moi les gars mais… l’un de vous deux pourrait-il me dépanner de vêtements ? Je… »
Pour toute parole, je tirai sur l’uniforme bien trop grand du sergent, afin d’illustrer le fait que je nageais « un peu » dedans.
« Il me faudrait également un morceau de sav… non, le sergent m’en a déjà donné, grommelai-je tout bas. Une dague. Voilà. C’est tout. Je vous la rendrais rapidement, c’est juste pour aller… me débarbouiller au ruisseau. »
C’est plus ou moins à cet instant que j’entendis Alexandr mais, loin de me tourner vers lui, je me contentai de lui répondre.
« Salut Alexandr, bien dormi ? »
Gaspardin - JOUR 8 - Campement - Matin
Publié : 12 oct. 2017, 19:16
par Pwyll
Le sommeil n'avait pas été parfait, loin de là. Le froid était un ennemi coriace qui avait pour spécialité d'encercler sa cible. Cette nuit, il avait attaqué de toutes parts. Depuis le sol pour commencer, même deux épaisseurs de couverture plus des vêtements n'avaient pas suffi. à tel point que le Halfelin avait décidé, lors d'un changement de tour de garde qui l'avait réveillé au passage, de migrer vers l'intérieur de son chariot.
Mais le froid c'était surtout celui du vent, même léger, ou tout simplement de l'air ambiant qui s'infiltrait partout, profitant de chaque interstice avec une mesquinerie intolérable.
M'enfin... C'est finalement d'un sommeil sans rêve que Gaspardin émergea, constatant que le Sergent était déjà en action. Le gaillard savait vivre à la dur, pour sûr.
Plus jeune, voir d'autres travailler pendant qu'il se prélassait n'aurait pas du tout gêné Monsieur Pied-Devant. Toutefois sa vision de la vie et du monde n'était plus la même, décidément non, depuis qu'il avait embrassé la voie du paladin.
Se mettant en action et saluant les réveillés au passage, il se mit à préparer une nouvelle marmite, toujours en faisant au mieux avec les moyens du bord et notamment en mettant à profit les feuilles d'ail des ours rapportées par le serviable Ignir. Il les cuisina comme on cuisinerait des épinards, relevant le tout avec les condiments qu'il avait heureusement à sa disposition grâce à son chariot qui lui servait auparavant de cuisine itinérante... une autre époque.
Constatant le petit manège d'Aërys, Gaspardin fut interloqué. Il allait parler lorsque Ignir posa sa question. Gaspardin en profita pour ajouter :
- Si tu ne veux pas de la viande, d'autres seront preneurs. Il faut que Milla mange tant qu'elle a de l'appétit. Comme disait tonton Drobon "Rien de telle qu'une bonne gamelle après une bonne gamelle !"
Il était tombé du toit de son terrier en voulant en chasser des hirondelles, je vous raconte pas le tableau ! Après ses trois semaines au lit,
je peux vous dire qu'il était devenu l'ami des oiseaux.
Puis à Milla :
- Ce serait mieux que j'essaie de te soigner au plus vite, si ça fonctionne tu te déplaceras sans doute plus comme si t'étais un gros tronc d'arbre ! Eh ! Sans te vexer, hein !
Euh... il est où Aleksandr, c'est quoi cette blague ?
JOUR 8 - Campement - Matin | Croac
Publié : 12 oct. 2017, 20:12
par Iris
Croac
Le corbeau sauta à terre et se mit à danser autour d'Aërys. Quand Ignir arriva près de l'elfe, il fut gratifié d'une posture d'intimidation, avec le plumage gonflé et le regard pas content-pas content ! ..
Mais le corvidé sursauta à la mention de Gaspardin "Si tu ne veux pas de la viande, d'autres seront preneurs. Il faut que Milla mange tant qu'elle a de l'appétit." et se mit à croasser avec une virulence assourdissante en sautillant ponctuellement sur place.
Voukoll
Le sergent sursauta, resta un moment immobile, les yeux ronds, puis regarda en l'air ; il se leva, vérifia derrière les rochers, et puis alla vers la sources de la voix d'Aleksandr, approximativement, un bras en avant, balayant l'air pour tenter de le toucher.
Caliobé - JOUR 8 - Campement - Matin
Publié : 12 oct. 2017, 21:18
par Pwyll
Vivre dans le dénuement et l'inconfort n'était, au final, que modérément drôle. Heureusement qu'il y avait les têtes froissées du reste de la bande pour la divertir au réveil.
La barbe de Wulfstan semblait prendre un peu la forme du sol sur lequel il avait dormi. C'était rigolo, mais la Sorcière fit attention de l'observer en cachette, pas la peine de nourrir davantage son incompréhensible inimitié envers elle.
Levko avait les traits tirés, sa barbe commençait à poindre et... il y avait chez lui comme un fond de tristesse et de gravité qui calma toute envie de moquerie, même muette.
Evidemment, Ludmilla était déjà en train de se faire remarquer pas le sergent, avec un pantalon qui ne tenait que miraculeusement, froncé comme le nez d'un Elenion à l'entrée d'un bouge merosi.
Jasna, solide, pragmatique et au final plutôt barbante donc, était déjà aux petits soins avec sa sœur en riant d'une réplique cinglante de ce bon gros Vouvou des familles. Il était bien bâti le bonhomme d'ailleurs... Sans doute un bon père de famille, mais quant à savoir ce qu'il en était de ces proches justement... hmmm question épineuse et sans doute susceptible de pousser le militaire vers ses pulsions les plus violentes.
Gaspardin s'activait, Ignir gâchait sans le vouloir le déjeuner tranquille d'Aërys. Un Aërys, égal à lui même, lisse, un peu trop parfait. Le passage dans les mines lui ferait du bien.
Yardan multipliait les pitrerie matinales du style je suis beau gosse regardez comme ma fesse est galbée dans cette position de la Roue arrière inversée, mais... personne ne regardait. Dommage beau brun. Moi j'ai vu.
Quant au duo improbable, Bizut et Aleksandr... oh ! Intéressant... une invisibilité ou, de la ventriloquie à distance ? Ne lui faisons pas le plaisir de relever cet exploit. Si sa tête devenait plus grosse encore, il n'y aurait plus assez de place entre son cou et sa bosse. Et quel boucan faisait son volatile, pouah !
A l'attention de Milla puis du groupe :
- Avant de te tétaniser dans l'eau glacée, sache que je peux faire chauffer un seau d'eau pour toi. L'offre concernant ma robe tient toujours et... je peux rendre des vêtements parfaitement propres, par petites paquets. Le premier qui me traite de lavandière finira... oui voilà, il finira.
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 12 oct. 2017, 22:00
par Aërys
Ignir se réveilla doucement, sorti du sommeil par une délicieuse odeur délicieuse qui parlait à son estomac. Il rangea soigneusement ses affaires, pris de la délicieuse soupe, non sans saluer tout le monde et être assez perplexe devant le comportement de l'elfe. Titillé par sa curiosité il allât s'assoir à coté de lui, constatant qu'il ne mangeait pas de viande... Comportement des plus étranges pour le tieffelin.
"Excuse moi Aêrys, ma question pourra te sembler des plus bête... Mais pourquoi met tu ta viande de coté ?"
L'elfe avait relevé la tête à l'arrivée du tieffelin qui s'installait près de lui. L'agitation du corbeau ne l'avait pas empêché d'entendre Gaspardin réclamer la viande, ce qu'il lui donna sans hésiter, l'invitant plutôt à en faire lui même le prélèvement et en le remerciant pour sa bienveillance. Revenant à Ignir en espérant que le transfert détourne l'attention de Croac, il put enfin lui répondre.
"Je mets la... viande de coté car je ne la mange pas. Et je t'en prie, ne t'excuse jamais de poser des questions tout comme il n'y a vraiment aucune question bête quand on cherche des réponses."
Reprenant après une pause.
"De manière générale, les élenions ne mangent pas de viande. Fut un temps où les aldarons, les elfes de sève, ne le faisaient pas non plus. La vérité est que les sociétés elfes ont pour la plupart oublié pourquoi nous répugnions à en manger. Je ne vais pas entrer dans les détails des origines de notre race ou de la création des drows. Ce qui nous relit à ce simple bol de soupe concerne deux frères, à une époque bien antérieur à l'âge de la Ligue de l'Aube. Ce que je vais t'expliquer n'est pas vérifiable dans son entière exactitude et plusieurs récits anciens se contredisent. Disons que ces deux frères désiraient chacun la même femme comme épouse, qui aurait pu n'en choisir aucun mais qui en préférait bien un à l'autre. Leur drame aurait attirer l'attention d'une entité mauvaise - un avatar du Chancre peut-être - qui influença le frère éconduit. Celui-ci aurait cédé à la folie et tué à la fois son frère et celle qu'il aimait pour... pour la manger des jours durant pour assouvir son désir d'elle. La légende dit que sa corruption et sa damnation on fait de lui un démon, la première des goules, qui avait transformant par la suite en nécrophages ceux qu'ils mangeaient tout en les maintenant dans un état de non-mort... "
Aërys eut un regard triste avant de reprendre.
"Les elfes ont volontairement oublié cette histoire peu reluisante. Il est pourtant un détail troublant : les goules sont minces et grand de taille, ne dorment pas et leur oreilles sont pointues."
L'elfe reprit ensuite sa consommation paisible de soupe, tiquant un moment sur un arrière goût mais en fit abstraction d'autant que plusieurs regards s'étaient tournés pour l'entendre.
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 13 oct. 2017, 00:05
par Atorgael
La nuit avait été courte pour Levko. Son tour de garde avait été d'un calme ennuyeux mais c'était le quotidien dans la garde lunaire.
La nuit lui avait fait ruminer les évènements des derniers jours et tenté de trouver un plan viable pour rentrer au plus vite au fort. Mais rien.
Après avoir passé le relai au sergent, il s'était écroulé comme une masse dans ses couvertures.
Le matin le trouva avec la mine sombre.
Il se contenta que de quelques hochements de tête pour saluer ses camarades et s'installa un peu à part pour manger une maigre ration. Là il observa la troupe, estimant les valeurs de chacun, notamment des dernières recrues, ou en passe de l'être, essayant de dresser la liste de leur faiblesse et de leurs atouts.
Quand Ludmilla demanda des vêtements il lui indiqua son sac d'une geste de la main lui permettant de se servir si elle trouvait quelque chose à sa taille. Son sac contenait une de ses deux dague, qu'elle la prenne également, il s'en servait peu ces derniers temps.
Enfin, après avoir rangé son bol il sortit sa rapière et l'examina de plus près. Rien à redire, la lame était parfaite. Il entreprit cependant de la nettoyer et de l'affuter. Cette nuit une idée lui était venue, il pourrait donner un nom à cette lame qui ne le quittait plus depuis ... longtemps maintenant.
Oui, un nom. Il en trouverait un avant de rentrer au fort.
" Avec votre permission sergent, je peux essayer de nous trouver des trucs à grignoter, doit bien y avoir des racines dans le coin et j'peux p'être dénicher un ou deux terriers. J'irai voir du côté du ruisseau si y'a pas queq'chose à bouffer. "
Don : "Voyageur" - donne une excellente mémoire des lieux, cartes, géographie et permet de trouver nourriture & eau fraîche pour soi et 5 personnes, chaque jour (à condition que ce soit humainement possible)? Je me doute bien que ce sera pas énorme vue la région mais autant qu'il serve ce don...
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 13 oct. 2017, 13:47
par Soulnight
Pendant que l'elfe racontait son histoire le cannibalisme, la cuillère d'Ignir s'arrêta de faire le trajets de sa bouche à son bol. Sa main resta en l'air, abasourdie par cette folle histoire.
"Donc en souvenir de cette terrible légende, tu ne mange plus de viande si j'ai bien compris."
JOUR 8 - Campement - Matin
Publié : 13 oct. 2017, 14:09
par Iris
Voukoll eut une absence : "Hein, quoi ? Tu veux chercher des terriers ? Non, pas tout de suite."
Il arrêta de jouer à colin-maillard avec Aleksandr invisible : "On fait le point sur la suite des opérations. Le bonus ravitaillement viendra après, on en est pas encore à crever de faim."
Même si le privilège (techniquement c'est comme ça que ça s'appelle ^^) garantit à peu près de trouver à manger, il ne se fait pas en 30 secondes, et si tu pars c'est probablement pour 2h min, il n'est donc pas raisonnable de le faire avant la réunion "répartition des tâches."
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 13 oct. 2017, 19:59
par Casaïr
Appelée de tout côté, je tournai la tête pour tenter de répondre quand Levko me montra son sac sans plus de cérémonie. Je le remerciai puis répondis à Caliobé.
"Je te remercie pour ta gentille proposition mais je m'en voudrai de la salir voire, pire, de la déchirer. Et puis, de toi à moi, ajoutai-je plus doucement et un rien déçue, il vaut mieux que je ressemble un peu à une soldate : après tout je fais partie de la Garde Lunaire. Et je te remercie pour ta proposition d'eau chaude, je crois que dans mon état ce ne sera pas de trop."
Je gratifiai la demi-elfe d'un sourire et me tournai ensuite vers Gaspardin.
"Ca peut attendre que je me sois rincée ? Je n'en ai pas pour longtemps de toutes façon, mon... chaperon veille au grain."
Je lorgnai vers ma sœur, les joues gonflées d'irritation tout en sachant que je ne pourrai pas la faire fléchir d'un pouce. Haussant les épaules, je récupérai le seau et demandait à Caliobé si elle voulait bien nous accompagner juste le temps de faire chauffer l'eau.
"Comme ça je pourrai trouver un coin tranquille pour être... tranquille. Bref." Un regard et un soupir en direction de ma cadette plus tard : "En route sœurette."