Ignir était préoccupé par le fait de respecter les croyances d'Aërys. Lui et Levko cherchaient à faire au mieux, mais le mieux n'était pas du tout évident.
Au début du printemps, les plantes commencent juste à sortir de terre. Les premières baies pourraient être cueillies, selon les latitudes, à la fin du printemps (climat favorable) ou au début de l'été. Vu le climat, ne comptez sur rien avant juin, et vous êtes fin mars. Autant dire que les baies, ce n'est même pas la peine d'y penser.
Les racines comestibles ne sont pas légion, il faut arrêter de miser dessus, vous ne trouverez jamais assez pour 10 personnes pour 2 jours Au mieux, vous améliorerez l'ordinaire, sauf si vous êtes dans un coin à patate... mais la patate sauvage, ça ne court pas les rues... généralement elle est cultivée et appartient à quelqu'un.
Je vous laisse vérifier ce qu'il y a de sauvage dans le lot ^^
J'ajouterai une donnée à prendre en considération : trouver une herbe comestible (ail d'ours, serpolet, c'est bien), mais sur le plan nutritionnel, ça n'a pratiquement aucune calories, juste du goût et des vitamines. En d'autres termes, ça parfume la soupe, mais ça ne vous nourrit pas. Vous êtes dans la situation exactement opposée à quelqu'un qui veut faire un régime. Vu vos activités, il faut manger à peu près deux fois plus que ce dont un sédentaire a besoin. Ce n'est pas pour rien que de gros morceaux de saindoux figurent comme ingrédient de base de votre petit déjeuner
Précision complémentaire : la fin de l'hiver est une des périodes les plus difficiles pour trouver à manger : fin des réserves de l'hiver, et pas encore d'arrivée des nouveaux aliments.
Alors tout est-il perdu ? Non, mais c'est galère de nourrir (quantité de calories suffisante) des non-carnivores qui ne peuvent pas manger de l'herbe ^^
poisson dans les rivières & torrent (truite...)
gibier : oiseaux, marmotte, et plein d'autres (mais ce sera globalement de la viande maigre)
jeunes plantes : pas mal de végétaux assimilables à des salades (aussi nourrissants) peuvent être trouvés (pensez pissenlit, et des tas de variétés diverses pas géniales au niveau goût mais qui peuvent à la rigueur être cuisinées en épinard, ça complète) et d'autres qui ont du goût (le bon vieux thym sauvage ^^)
bourgeons comestibles
Bref, la nature n'est pas un supermarché, même avec la compétence "Survie". Vous trouverez à manger, mais ça prendra du temps, et ça ne sera pas Byzance.
Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort...
Publié : 16 oct. 2017, 14:49
par Casaïr
"Merci Gaspardin, dis-je au halfelin avec un grand sourire une fois certaine d'être assez loin de Voukoll. Je suis un peu rassurée d'avoir quelqu'un s'y connaissant un peu mieux que moi dans la conduite d'attelage : je n'ai pas beaucoup d'expérience en la matière. Et un compagnon de route rendra la route moins monotone aussi."
La route promettait d'être ennuyeuse, certes, mais aussi passablement compliqué. Si par chance la pluie ne semblait pas vouloir s'inviter à la fête -en espérant que ça dure-, devoir constamment vérifier l'état du sentier montagnard pour éviter qu'une roue ne se prenne dans l'un des nombreux nids de poule requérait une concentration qui n'était pas forcément la mienne. Dire que je n'avais même pas encore pu m'habituer à monter à cheval, voilà que maintenant je me retrouvai à conduire une carriole. Plutôt que de bougonner sur la situation, je pensais que le moment était bien choisi pourfaire plus ample connaissance avec mon compagnon de voyage ; après tout, la situation de notre rencontre n'avait pas vraiment pu permettre d'approfondir ce genre de chose.
"Cela fait longtemps que tu es sur les routes ? lançai-je pour entamer la discussion. Maintenant que j'y pense, on dirait que tu as déjà pas mal voyagé."
Wulfstan | Jour 8 - Aparté
Publié : 16 oct. 2017, 16:02
par Aeghiss
Le nain se dirigea vers Gaspardin avant que les groupes ne se séparent. Posant sa main sur l'épaule du halfelin et lui désignant Ludmilla d'un signe de tête, il lui dit : "Je compte sur toi pour vous garder en vie tous les deux, quoiqu'il arrive."
Il s'éloigna ensuite rejoindre les autres - la discussion était close.
Gaspardin - sur le chemin vers le fort
Publié : 17 oct. 2017, 08:05
par Pwyll
Dès que possible, Gaspardin s'occupa d'harnacher le cheval de bât d'Aërys pour qu'il assure le tirage de la carriole tout en se contentant de faire suivre sa mule à la longe
Le Halfelin chuchota à l'oreille de sa mule : [spoiler]- Foudre molle écoute. Tu dois retenir le chemin, c'est très important ! Retiens le chemin et tu auras une récompense. Je compte sur toi ! Tu es la meilleure mule du monde ![/spoiler]
Revenant s'installer à côté de Milla sur le banc :
- Je t'en prie, c'est bien de voyager ensemble. Tu n'es pas encore en pleine forme, franchement, je n'aurais pas pu te laisser partir comme ça.
Regardant avec attention autour de lui pour prendre des repères :
- Pour aller au fort, on aura un peu de route en ligne droite plus tard ? Si c'est le cas, tu pourras prendre le relais tu penses ? Je ferai une petite sieste, mais surtout il faudra me réveiller au moindre croisement. Enfin, pour l'instant gardons nos yeux bien ouverts !
Longtemps que je suis sur les routes... et bien deux ans à peu près que j'ai quitté la ferme des parents. Au début, je pensais vivre en vendant ma cuisine dans les hameaux où j'arrivais avec ma carriole. C'est une drôle d'idée, je sais... une cuisine itinérante sur roues, ça ne marchera jamais. Du coup... bah j'ai du faire des extras. Aheum.
Gaspardin fit un regard bizarre, un peu gêné, comme s'il en avait trop dit. Puis :
- Tu devrais être fière de ce qu'on a accompli dans la mine. En plus, je pense que Voukoll t'aime bien, tu sais, comme nous tous.
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 17 oct. 2017, 11:43
par Nailseater
Jasna avait regardé Ludmilla perplexe. Pourquoi voulait-elle se couper les cheveux d'un coup. Les lubies de Milla l’étonneront toujours. C'est sans commentaire qu'elle s'exécuta. Elles auraient bien assez de temps pour en parler plus tard et seule. Si Jasna n'avait rien contre Caliobe, elle ne la trouvait pas très ... fiable. Inintéressante. Les gens exubérant la laissait généralement de marbre. Mais Milla semblait l'apprécié aussi la guerrière se contentait d'être cordiale et sympathique avec la sorcière.
--- Au camp ---
Jasna observa le manège de Milla et la réaction de Voukoll. Levant les yeux au ciel en voyant le manque de tenue de sa sœur, elle se pinça légèrement les lèvres. Elle allait lui faire une remarque quand Voukoll leur expliqua que Milla rentrait au fort. Ce n'était pas vraiment le moment de la déprimer plus. Mais quand tout cela sera finit, elles auront une discussion. Elle accepta l’embrassade de sa sœur et lui demanda de prendre soin d'elle et d'en profiter pour se reposer un peu et ... prendre le temps de réfléchir à tout ce qui s'est passé.
"Te laisse pas abattre à déprimer, je déteste quand tu fais ça. Tu es une guerrière Milla. Ne l'oublie pas. Fais toi honneur et ne t’apitoie pas sur ton sort comme une pauvrette. "
C'était maladroit comme toujours. Mais parler en faisant mainte détours n'était pas le fort de la guerrière. Elle espérait que le message était passé.
--- Plus tard ---
Comme les autres, la jeune femme avait suivi le mouvement qui s'était fait sentir d'un coup dans le camp. Le sergent avait pris une décision et il n'était plus temps de rêvassé et discutailler : ce qui allait parfaitement à la prétresse. Elle enfila ce qui lui servait d'armure, accrocha sa hache, préalablement nettoyer et vérifiée, à son côté, attrapa son bouclier. Et attendit les ordres.
"Jasna et moi sommes en mesure de vous procurer la lumière. L'un de nous devra accompagner Terderic et Wulfstan, je pense, sergent."
Aleksandr expliqua rapidement à Jasna l'intérêt de lancer ce sortilège ou... "prière" sur un petit objet, facilement dissimulable pour éviter d'être vu de tous. De plus, ajouta-t-il, il peut être utile de s'en servir pour éclairer les ennemis eux-mêmes.
Jasna acquiesçât. Cette petite astuce ne lui serait surement jamais venu à l'esprit ... Elle attendit la décision de Voukoll. Prête à retourner dans la mine.
"Sergent, si vous permettez j'aimerai avoir Terderic à mes côtés. J'ai commencé à le former au maniement des armes et aux techniques de combat que je connais. Ce sera une bonne occasion de travailler de concert une fois de plus et je pense que nous pourrions créer un mouvement de travail d'équipe de cette façon. "
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 17 oct. 2017, 13:42
par Casaïr
"V...Voukoll ? Bien m'aimer ?!"
C'était tellement incongru que je failli en tomber du chariot. Je regardais Gaspardin avec des yeux ronds, abasourdie que j'étais, me demandant s'il était sérieux ou s'il cherchait à me faire une blague. Convaincue qu'il ne plaisantait pas, je sentis l'abattement me tomber dessus.
"Je ne vois pas bien comment ça serait possible, je n'arrête pas de me faire des erreurs, soit en faisant n'importe quoi, soit en ne faisant rien. Mon indécision a même coûté la vie à un membre de notre groupe." Mon sourire s'affadissait progressivement alors que je reprenais : " je ne suis pas une combattante comme ma sœur. Enfin, avant de m'engager je n'en étais pas une ; encore moins une aventurière même si dans mes rêves les plus fous je m'imaginai vivre mille aventures. Tout pour échapper à mon quotidien."
Je soupirai alors que je vis un petit oiseau perché sur un rocher, peut-être une grive, occupé semble-t-il à piquer du bec un gros scarabée dans l'espoir de le gober. Revenant à mon compagnon de voyage, je poursuivis mon histoire.
"Nos parents ont perdu leur boutique à cause d'une famille embourgeoisée, les Lubor, et furent réduits à l'esclavage par ces mêmes gens, peu avant ma naissance. Je n'ai jamais su pourquoi, papa et maman ayant toujours refusé de me le dire. Toujours est-il que je suis née dans ce milieu et que j'ai vite appris à obéir, sous peine de punition."
À ces mots, mon dos me démangea méchamment, m'obligeant à me gratter.
"Ca s'est aggravé à la mort de Maî... monsieur Dragoslav. Il était très sévère mais je crois qu'il m'aimait bien. Son fils aussi et..."
Les mauvais souvenirs passèrent sur mon visage tel un amoncellement de nuages noirs comme la nuit, mélange de terreur et de haine.
"C'est à lui que je dois mes plus belles cicatrices, tentai-je de plaisanter, dans un espoir vain de dédramatiser. Je... Désolée, je dois t'ennuyer avec mes histoires", ajoutai-je avant de faire un bond en avant dans mon récit : "Et voilà que, désormais, je fais partie de la Garde Lunaire, dans l'espoir fou d'obtenir la liberté pour mes parents et ma sœur, et leur permettre de reprendre une vie normale."
Ce n'était pas une histoire gaie mais la raconter à quelqu'un m'ôta un poids sur les épaules. C'était bien la première fois que je parlais autant de "ma vie d'avant" depuis que nous nous étions engagée, ma sœur et moi. Cela me fit même tant de bien que je retrouvai le sourire, bien qu'encore un peu timide après toutes les épreuves traversées. Preuve que mon caractère revenait peu à peu à la normale, je ne pus m'empêcher de bougonner :
"N'empêche, Voukoll aurait pu être plus sympa, c'était notre première mission à tous."
Voukoll avait accepté que Jasna garde avec elle Terdéric.
La descente se faisait sur un interminable escalier de 2m de largeur, taillé avec un soin maniaque. Mis à part les bouches d'aération (environ 0.5m x 0.80m), il n'y avait pas d'autre sortie que la salle dans laquelle ils finirent par aboutir.
Wulfstan ouvrait la marche, eu égard à ses talents de rôdeur et sa nature de nain -- théoriquement dans son environnement. Voukoll tenait à ce que le groupe fût discret, et interdisait tout éclat de voix comme croassement de corbeau.
Quelque chose clochait. Wulfstan s'arrêta sur le seuil de la salle.
Wulfstan | JOUR 8 - Mines
Publié : 17 oct. 2017, 15:10
par Aeghiss
Le nain fit signe aux autres de s'arrêter d'un geste de la main. Plus un bruit, chuchota-t-il avant de reprendre son examen silencieux des lieux. C'est bien ce que je craignais, reprit-il, nous ne sommes pas les derniers à être passés par ici.
Le chasseur fit une pause avant de reprendre : Regardez : la grille a été réparée après notre passage. Je suppose que vous comprenez ce que cela implique...
JOUR 8 - Fin de matinée - près de la salle A - Voukoll, Wulfstan, Terdéric, Jasna, Caliobé, Aleksandr, Aërys, Yardan
Le groupe recula prudemment et aussi silencieusement que possible pour éviter de se mettre à discuter et se réorganiser en risquant d'alerter les réparateurs de grilles.
Wulfstan restait au point le plus bas pour surveiller.
Voukoll souffla : "Quels sont les accès à part cette salle ?"
... salle qui présentait l'inconfort d'être équipée de plusieurs meurtrières... et même si pour l'instant on n'entendait rien... la perspective d'être criblés de carreau était suffisamment vivace dans les esprits pour inciter à la prudence.
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 18 oct. 2017, 00:26
par Atorgael
La nature n'était pas généreuse en cette saison. Il n'y avait pas grand chose à ramasser. Quelques racines comestibles, des marmottes faméliques qui ne valaient pas la flèche pour les attraper.
Bref, un piètre butin.
Levko ne se découragea pas, ces compagnons apprécieront la moindre petite choses à se mettre sous la dent à leur retour.
Nul doute qu'ils devaient s'amuser plus que lui dans la mine.
Levko avait laissé les chevaux aux bons soins de Bizut espérant que l'apprenti magicien ne tenterait rien de trop voyant ni sonore en leur absence.
Levko restait vigilant durant ses recherches, il ne s'agissait pas de se faire surprendre en pleine nature par une patrouille.