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Yardan - I saw the light

Publié : 03 déc. 2017, 18:21
par Etmer_Fachronies
Le noir. Devant. Derrière. Partout. Tout était noir.

Quelques points de lumières perçaient malgré tout. Des torches vacillantes, qui laissaient courir sur les pierres alentours des ombres dansant hideusement. Des bruits, aussi. Quelques ordres, des brouhahas fébriles. Des craquements de bottes sur la terre meubles, des roulements de cailloux projetés. Et des mots, des mots dans le lointain.

Les yeux plissés, Yardan observait son environnement immédiat. Tapi dans les ombres, immobile. Bien loin des premiers ilots de clarté, tenus par les porteurs de torches.

Seul. Loin de ses compagnons.

Comment les choses avaient-elles tournées ainsi ?

L’esprit au calme après la folie de cette dernière heure, il se remémora rapidement les derniers évènements. Le premier conduit, éclairé en duo avec Caliobé. Le premier retour vers le groupe, pour rendre compte de ce qu’il avait observé. Puis les deux s’en étaient retournés, accompagnés cette fois de Levko, de Wulfstan et d’Ignir. Pour observer, encore. Trouver des failles. Savoir où et comment frapper, pour la réussite de leur Mission du Jour. Et surtout rester discret.

Puis des gardes avaient repéré la corde laissé par la demi-elfe versatile, et le chaos avait embrasé le Monde Souterrain.

Tout était allé très vite. Trop vite.

Pour l’adepte du Dieu Dragon, les choses avaient été confuses. Faisant fi de l’ordre donné, Caliobé avait attaqué les pauvres diables. Yardan l’avait regardé faire, trop choqué sur l’instant. Comment avait-elle osé ? Comment avait-elle bafoué ainsi l’Ordre donné, quand leur rôle devait se cantonner à de l’observation ?

Jamais le Grand Ordonnant n’avait fait mention d’attaque ou de frappe ! Quelle folie ! Au Commencement, le respect des mots était la première des Cinq Vertus ! Celle qui soutenait tout l’édifice de Draaz, de son Temple à sa Parole !

Trop choqué pour être efficace, Yardan avait regardé le combat rapide se jouer, éberlué. Puis avait venu le jeu macabre avec les corps, pour masquer le méfait accompli. Le moine n’y avait pas participé, immobile. Tiraillé entre la nécessité de rattraper l’outrage, ou le recadrage nécessaire dont il se devait d’accabler l’irrespectueuse.

Alors qu’il penchait pour la seconde option, des renforts ameutés par les cris s’étaient acheminés vers eux. Les autres avaient déguerpis. Yardan avait suivi, mais s’était perdu dans les ombres.

Il se retrouvait désormais de nouveau livré à lui-même. Seul, une nouvelle fois. Perdu dans le Monde Souterrain.

L’esprit empli des psaumes du Dieu Dragon, le représentant de Jishim Shaadar s’astreignit à garder son esprit au calme. Les choses n’étaient pas aussi sombres que la première fois. Certes, à l’inverse de nombre de ses compagnons non-humains, il ne disposait pas d’une vision acérée dans les ombres. Il leur préférait les terres ensoleillées, et de loin.

Pour autant, il disposait cette fois de plusieurs atouts.

Le premier, c’était une petite connaissance de cet environnement. Après plusieurs jours à évoluer dans ces galeries obscures, le Monde Souterrain était chose qu’il avait déjà affronté dans les épreuves précédentes. Ici, il ne se sentait pas complètement perdu, comme lorsqu’il avait rampé seul pour la première fois.

Ensuite, il connaissait son objectif. Il devait retrouver le grand ordonnant Voukhol, et rendre on rapport au plus vite.

Et enfin, il se savait recherché. Il voyait l’agitation, et les torches maniées de ses opposants. Ils cherchaient le monstre, la créature maléfique que Caliobé, Wulstan et Ignir s’étaient donné tant de mal à faire créer. Ils allaient fouiller les coins, sans le chercher forcément lui. D’une certaine façon, c’était une chance, pour peu que l’on sache en saisir les opportunités.

L’espace d’un instant, l’image de Ludmilla vint danser dans son esprit. Il en fut le premier surprit. La guerrière aux cheveux roux était loin, en cet instant. Étonnamment, cette pensée arracha un sourire au moine. La savoir en sécurité était une chose étonnamment agréable. Avec Gaspardin à ses côtés, leur voyage avait dû se passer comme un charme, et la guerrière rousse devait en ce moment même être aux bons soins des médicus du fort. En sécurité, et l’esprit en paix.

L’adepte du geste hocha la tête pour lui-même. Draaz lui en soit témoin, savoir la jeune femme en paix était chose à adoucir sa mauvaise passe actuelle.

Affermissant sa volonté, il chassa l’ordonnante de ses pensées, et se prépara à agir. Avec la plus grande précaution, Yardan choisi de rester dans les ombres. Les oreilles aux aguets, et bien en marge des torches et des porteurs de lumières. Restant accroupi, rampant s’il le fallait, il irait avec la plus grande discrétion.

En cet instant, il devait retrouver la trace de ses compagnons d’exploration. Et s’il n’arrivait à rien, s’il ne percevait aucun signe, il se dirigerait vers la cité, car tel était le but de leur Mission du Jour. S’il tombait sur une entrée d’aération, ou sur tout autre élément surprenant, il aviserait.

- Aleksandr - Dans la maison abandonnée

Publié : 05 déc. 2017, 10:52
par Edzart
Aleksandr regarda Voukol et secoua la tête
"Malheureusement je ne parle pas le nain, non. Par contre, je peux effectivement me servir de l'invisibilité sur quelqu'un, si vous le souhaitez. Terdéric y retournera, je pense ? Il connait le chemin, il devrait pouvoir guider ce groupe plus rapidement."
Le magicien fit un tour dans la salle pour empaqueter ses affaires, histoire d'être prêt à partir.
"En revanche, je n'ai toujours ni armure, ni arme décentes, chef. Je me suis entraîné avec Levko, histoire d'être en mesure de pouvoir me défendre efficacement au combat. Il me faudra simplement de quoi mettre tout ça en pratique."

Caliobé - suit son destin avec deux pas d'avance

Publié : 05 déc. 2017, 11:37
par Pwyll
Alors qu'elle estimait qu'il était temps de se remettre en action et que Grêlin le fantôme lui tenait toujours compagnie malgré elle, dans le conduit d'aération, Caliobé entendit du passage sous sa cachette. Jetant un œil, elle comprit qu'il s'agissait du Seigneur ou... tient, de la Femme à la tête de toute cette tournée d'inspection. Son escorte atteignait à peine la dizaine de personnes...

C'était un signe du Seigneur Sauvage. Un défi ! Une opportunité ! Ne pas la saisir serait irrespectueux et trahirait un doute dans les capacités qu'il lui avait offertes.

Caliobé accompagna un chuchotement de quelques geste cabalistiques "Naen Ungol" et se mit à suivre à distance raisonnable ce groupe, marchant au plafond comme une araignée.

Ce couloir, le couloir principal sans doute, semblait long et d'après ce qu'elle avait compris des lieux, il devait sans doute mener vers les mines. Il fallait donc agir en était assez éloignée de la cité, mais pas encore trop près des mines...

Dix contre une.

Les augures étaient en sa faveur, à n'en pas douter.

Poursuivant sa traque sur environ deux cents pas. C'est alors qu'elle se prépara à passer à l'action.

D'abord elle lança l'incantation lui permettant de rendre bien plus dangereuse la branche qu'elle avait transformée en gourdin la veille, par précaution et oui, Caliobé n'était du genre à prendre des risques inutiles de toute évidence.

Ensuite, elle approcha, toujours depuis le plafond, à pas feutrés, suffisamment près de la lanterne portée par l'arrière-garde de la petite troupe. La sorcière murmura pour attirer à elle les pouvoirs du Livre des Ombres : "Deyola Obrifeis" Aussitôt, la lanterne s'éteignit.

Son objectif était de profiter de la pénombre et de l'effet de distraction que cela aurait sur l'arrière garde (qui ne manquerait pas de faire du bruit et discuter sur l’événement) pour avancer au plafond jusqu'à la moitié de la colonne et ainsi surplomber la "Seigneuresse" Grovaedr et la lanterne tenue à ses côtés.

Si tout se passait comme prévu, elle l'éteindrait à son tour, puis passerait à l'action plus sérieuse.

JOUR 8 à 9 - Un peu partout

Publié : 05 déc. 2017, 20:54
par Iris
Caliobé

La sorcière araignée au plafond accrochée avait réussi à se faufiler jusqu'à proximité du groupe de ses proies et avait pu éteindre deux sources de lumière. Ce faisant, elle avait alerté le groupe : toutes les armes étaient dégainées. Il ne faudrait pas longtemps avant que l'un de ses minables ennemis songe à lever la tête.

Le moment de vérité était arrivé.

Voukoll - Aërys - Terdéric - Jasna - Aleksandr

Les cinq aventuriers se regardaient et hésitaient quant à la marche à suivre. Voukoll émit un : "Hum, mouais, en fait, la question c'est : est-ce qu'on peut y aller sans foutre en l'air toute action ultérieure." Et il n'en savait rien.

Wulfstan et Ignir

Les deux rôdeurs optèrent pour un repli vers une zone encore inexplorée de la ville, dans l'idée d'entrer par un secteur peu fréquenté, mais découvrirent avec dépit que cette troisième entrée de la ville était fermée et verrouillée et n'avait pas été ouverte depuis la chute de la ville.

Levko et Yardan

Le moine et le sicaire se retrouvèrent dans l'ombre.

Gaspardin, Ludmilla, Gringalet

Alors que les trois aventuriers discutaient paisiblement et passaient un début de soirée reposant, mais... il y eut soudain des cris, les sentinelles... puis des bruits de destruction.

Se précipitant dehors, ils découvrir un dragon blanc ! Encore jeune sans doute, mais cela ne l'empêchait pas de cracher un blizzard glacé mortel.

"Entendez ma colère ! Sentez l'avertissement du Banni ! " cria-t-elle (car c'était une dragonne)

Caliobé - Kamikaze

Publié : 05 déc. 2017, 21:13
par Pwyll
Caliobé fixa la Première des Grovaedr, perdue dans la pénombre qui gênait les humains bien plus qu'elle, et se concentra pour déchaîner la fureur de la bête sur elle et tous ceux qui l'entouraient dans un cercle de six pas de diamètre.


Gaspardin - en sécurité ? Normalement ?

Publié : 05 déc. 2017, 21:19
par Pwyll
Le Banni ? C'est qui cette enflure de pâté en croûte ?

Ainsi parla Gaspardin, avant de saisir rapière et bouclier et d'observer plus en détail les lieux pour savoir comment trouver sa place dans la défense qui allait s'organiser contre cette invité aussi grossière dans ses manières qu'imposante de sa personne...draconique. C'était un peu effrayant aussi, mais... sans doute plus pour le commun des mortels que pour ce petit bonhomme de moins d'un mètre de haut.

Ignir et Wilfstan - La porte de la Vérité

Publié : 05 déc. 2017, 21:20
par Soulnight
Ignie et Wulftan arrivèrent devant la porte de la ville qui semblait fermé depuis des siècles, si ce n'est plus.

chuchotant à son compagnon "Par les cornes de tout les démons, on est pris au piège ! Quoique... Allez soyons fou"

Le Tieffelin, d'un sourire sorti les outils de voleurs et tenta de crocheter le serrure.




Ho merde, on va tous crever !!!

Publié : 05 déc. 2017, 21:36
par Casaïr
Un dragon, ici ?!

"Ho, par tous les dieux !"

J'ouvrais de grands yeux effarés alors que je réalisais tout juste ce qui nous tombait dessus et que je faisais le compte des soldats présents pour défendre le fort et une constatation alarmante se fit dans mon esprit : nous n'étions pas assez nombreux.

"Le Banni est le chef des brigands", criais-je à Gaspardin alors que celui-ci s'élançait déjà au dehors. "Nana, cache-toi avec les filles, vite ! Je vais voir ce qui se passe !"

Je dégainais mes lames, piètre armement contre une créature aussi démesurée, avant de pousser la porte de l'auberge, observant l'extérieur, le cœur battant à tout rompre de terreur.

Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière

Publié : 05 déc. 2017, 22:55
par Atorgael
Levko s'était extrait de sa cachette après s'être assuré que personne ne le repèrerait.
Ce faisant il tomba sur Yardan, son compagnon semblait aussi perdu que lui.

De manière surprenante, il trouva réconfortant de ne plus être seul et, avant que le moine n'ait pu prononcer une parole, Levko lui demanda de se taire.
Se faire repérer maintenant risquait de les mettre en fâcheuse posture.
Il tenta de murmurer le plus faiblement possible :

"Les autres, faut les retrouver."

Wulfstan | JOUR 8 - Une porte fermée... Une fois de plus.

Publié : 05 déc. 2017, 23:32
par Aeghiss
Ils étaient face à un mur, une fois de plus... Eh merde.

Au vu de la porte fermée, Wulfstan pinça les lèvres de mécontentement. Il prit néanmoins le temps d'examiner le mur : sa hauteur, ses aspérités... Si cela était possible, le nain l'escaladerait. Et si les bâtiments environnants étaient assez proches, peut-être pourrait-il en profiter pour réduire la distance à grimper et ainsi faciliter l'ascension.