Czepple était en proie au doute : lui qui n'avait jamais dirigé d'équipe se retrouvait cette fois à prendre des décisions qui engageaient ses compagnons... La pause de midi était terminée et les éclaireurs poursuivirent encore, très prudents, inquiets à l'idée que les choses pussent rapidement mal tourner.
Jets de pistage pour Wulfstan (D20 = 16) et Levko (D20= 12), à quoi on ajoute votre base, OK pour les deux
Puis d20 = 16 pour Wulfstan (MP) et 7 pour Levko
La région des marches était inhospitalière, permettant tout au plus un peu d'élevage, ce qui expliquait sans doute qu'il n'y eût pas vraiment de revendication quant à la souveraineté sur ces lieux. Ici ne vivaient que des gens attachés à une rude liberté : aucun impôt, pas de loi ni de sécurité assurée par une puissance quelconque.
Les éclaireurs arrivèrent à un carrefour dominé par un grand menhir gravés d'antiques symboles dissimulés par le lichen qui le recouvrait largement.
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 21 mai 2016, 22:50
par Aeghiss
Arrivé au carrefour, Wulfstan mit pied à terre pour examiner plus précisément les traces, puis, à la lueur de ses observations, décida d'attendre ici ses frères d'armes. Il avait des informations importantes à leurs communiquer.
Lorsqu'ils furent tous arrivés, il leur résuma la situation : "Manifestement, les attaquants étaient attendus. Un groupe important s'est réuni à ce carrefour, avec des chariots.
Manifestement, les prisonniers ont été parqués dans les chariots, puis le groupe est parti par ce chemin partant vers le sud-sud-est.
Les bandits, quant à eux, sont repartis vers le nord, accompagnés de personnes à pied."
Il fit une pause, puis repris :
"Si les prisonniers ont été embarqués vers le sud-sud-est, cela signifie sans doute que les pillards ont été commandités par ce nouveau groupe, sans aucun doute des marchands d'esclaves. Ont-ils voyagé avec certains de leurs commanditaires ? Pourquoi, en ce cas ?
À moins que ce ne soient les membres d'un même groupe, et que la majeure partie soit partie vendre les esclaves, tandis que les autres repartaient vers le nord, chez eux, gardant quelques prisonniers pour eux-mêmes ? Je ne sais pas trop quoi en penser...
Si nous étions quinze, je suggérerais que nous nous séparions en trois groupes. Mais à cinq, ce serait de la folie...
Czepble, j'attends tes ordres."
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 22 mai 2016, 14:50
par Soulnight
Ignir écoutait attentivement le rapport de Wulfstan et se permit de donner son avis.
"Si je puis me permettre, je ne suis pas enchanté de poursuivre un groupe armé sur un terrain inconnu, sans parler d'un possible mage dans leur rang. Risquer d'affronter un mage et un nombre inconnu d'ennemi à seulement 5 ma parait trop risquer.
Voukoll voulait poursuivre les fumiers qui nous ont attaqué, mais le fait que des gens ai possiblement commandité cette attaque m'intrigue beaucoup plus qu'un groupe de bandit. Qu'est ce que vous en pensez ?"
En parlant Ignir regardait chaque membre du groupe en s'arrêtant sur Czep sur les derniers mots de son intervention.
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 22 mai 2016, 15:29
par Atorgael
"Faut sauver les villageois, intervint Levko, s'ils sont dans des chariots on a une chance de les rattraper. Ceux qui ont fait le coup sont trop rapides maintenant, on les rattrapera plus.
Czep, c'est toi qui décide."
Comme ses compagnons, Levko attendit la décision de leur chef.
"Et ça aurait été mieux si l'autre manicle avait suivi. "Se dit-il pour lui même.
En regardant le menhir, une interrogation lui vint à l'esprit :
"Aleks, t'arrive à déchiffrer les hiéroglyphes ? Ça veut dire quoi tout ça ? Un avertissement, une direction ?"
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 22 mai 2016, 22:55
par Edzart
J'arrivais en même temps qu'Ignir au niveau du croisement. Je laissai les autres discuter entre eux et faire leurs propositions. Ah, les anges en route. Pourquoi crevaient-ils tous à l'idée de laisser ces pouilleux à leur sort ? Pfff, certainement un syndrome d'identification. Après tout... Ils en étaient eux aussi, du bas peuple. Etait-il bon de se jeter ainsi dans la gueule du loup sous prétexte d'agir sous la pression des sentiments ? D'avoir un coeur qui bat pour les petites gens ? Qu'est-ce j'avais à y gagner moi ? Rien. Rien ? Vraiment ? Et pourquoi pas, après tout. Pourquoi pas essayer de tourner cette mésaventure à mon avantage ? Si nous réussissions à sauver les gueux et si mon nom s'associait à cette aventure, qu'arriverait-il ? Si mon nom se liait à ces pauvres bougres, sauvés de marchands d'esclaves par un contingent de volontaires ? Si cette histoire parvenait jusqu'à mes terres ? Mon nom serait alors celui de l'hideux mais noble magicien qui a sauvé de pauvres ères en détresse. Cette sympathie du peuple à mon égard me serait redoutablement utile pour cet affrontement qui ne saurait tarder entre mon frère, damné soit-il, et moi-même. Plus fort qu'une armée, plus puissant qu'un sort, un peuple qui me soutiendrait...
Mmmh ? Des runes ? Où donc ? Après que Levko me les ai désignées, je m'avançait vers elles, intrigué, pour voir si je pouvais les déchiffrer, tout en lançant vers Czep : "Je pense comme mes compagnons, Czep. Je pense qu'il est urgent de prendre en chasse ces chariots et de délivrer ces pauvres villageois qui doivent, j'en suis certain, subir d'insupportables tourments. Nous ne pouvons laisser faire !", après une pause, j'ajoutais : "D'ailleurs, je me permets de vous faire part d'une information que Nana, à l'Auberge, m'a partagé. Un magicien vivrait dans le sud des marches. Un marchand, plus qu'un sorcier réellement puissant. Elle me racontait qu'il vend potions et objets magiques. Reste à savoir si ce n'est pas un charlatant. Au sud des marches, il habite. Près de la route qui amène en Lotharingie"
Pour les runes, je ne sais pas si c'est un jet d'Arcane, d'intelligence de...? De ? =P
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 24 mai 2016, 08:53
par grayfoxliquid
Czepble a écouté attentivement les conclusions de Wulfstan et n’aimait pas cette situation. Il avait l’habitude de devoir faire des choix, mais en général c’était sur la meilleure manière d’éliminer la cible de son contrat. De plus, seul, le risque était moins grand, il était plus facile de se dissimuler, battre en retraite si nécessaire… il avait de la marge de manœuvre. Mais tout un groupe ? Avec Levko qui n’en fait qu’à sa tête ? En plus les chevaux commencent à fatiguer. Il ne pouvait que prendre une mauvaise décision se dit-il. Engager un combat, peu importe avec quel groupe, n’apportera rien de productif. Il faudra rester sur la mission de reconnaissance et les retrouver avant
Il se passait la main dans les cheveux en réfléchissant à la moins pire des possibilités.
"Vu le temps qu’on a mis pour venir ici et le fait que les brigands aient été à pied, je ne pense pas qu’ils soient encore très loin, mais on ne pourra rien faire de correct si on reste seuls, on a besoin de l’autre manicle. Ignir, retourne au village le plus vite possible avertir les autres et si possible les récupérer pour nous aider, mais à ton cheval, il n’est plus au meilleur de sa forme. Wulfstan et Levko, suivez les chariots, Aleks et moi essayeront de suivre les autres traces. Aleks, ton corbeau pourra nous aider à les repérer ? Surtout, n’engagez pas de combat. Restez à distance. Au moindre signe de problème, battez en retraite en essayant bien sûr de ne pas vous faire remarquer. On se retrouve ici au plus tard dans 5 heures, que nous ayons trouvé quelque chose ou non, nous attendrons le retour d’Ignir ou, mieux encore, de la manicle de Ludmilla."
Czep ne pouvait s’empêcher de penser que c’était une mauvaise idée. Il aurait préféré retourner au village pour faire un rapport à l’abruti, qu’il prenne une décision, lui.
Manicle de Czepple - Notice heure | Aube +9h30 au moment de se séparer
Publié : 24 mai 2016, 09:19
par Iris
Le soleil commencerait à se coucher d'ici moins de trois heures. Les instructions de Czepple invitaient donc à suivre les pistes, puis rebrousser chemin quand le crépuscule poindrait et impliquait donc aux différents individus de bien faire attention à prendre des points de repère pour retourner facilement au menhir du croisement alors que la lumière aurait décliné voire que la nuit serait installée.
Manicle de Ludmilla, une longue journée...
Publié : 24 mai 2016, 09:29
par Iris
Comme l'avait anticipé Voukoll, il y avait une bonne partie du village qui avait réussi à échapper à la rafle des brigands. De nuit, ces derniers avaient bénéficié de l'effet de surprise, mais ils étaient également limités dans leurs perceptions. Grâce aux soins des membres de la garde de nuit, la vieille Martha ne semblait plus en danger et elle pourrait recevoir l'aide nécessaire des habitants rescapés.
Tauron fit son rapport au capitaine. Étant bon cavalier, il acquit la charge de messager et risquait de devoir régulièrement informer le fort des changements dans la situation.
Le sergent revint en toute fin de matinée avec le prêtre de Mort, un individu plutôt taciturne. Le principal réconfort qu'il apportait était la promesse que les défunts seraient purifiés et reposeraient en paix. Les gardes lunaires furent mis à contributions pour les funérailles, creusant les tombes et transportant les corps. Les inhumations au cimetière étaient déchirantes, d'autant que chacun ici songeait à ses proches enlevés. La rumeur parlait de marchands d'esclaves et on était partagé entre espoir et résignation. Voukoll s'efforça de faire bonne figure, d'assurer aux gens que tout ce qui pourrait être fait serait entrepris et que les brigands finiraient pendus.
En milieu d'après-midi, après un temps de repos qui devait leur permettre de récupérer, Voukoll ordonna aux gardes lunaires de se remettre en selle. Il était temps d'avancer et d'en savoir plus.
Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière
Publié : 24 mai 2016, 12:03
par Casaïr
La journée s'étirait en longueur, et Milla avait profité de l'absence de Voukoll pour refaire une tresse correcte qui la gênerait moins lorsqu'ils devraient rejoindre le groupe de Czep. Le retour du sergent avec le prêtre avait signifié le début des rites pour enterrer les morts convenablement ainsi que celui des courbatures. Milla n'avait jamais rechigné à la besogne, elle avait été élevée de cette façon, et obéissait donc de manière totalement automatique, tout en laissant ses pensées vagabonder.
Pendant que l'on creusait les tombes, que l'on y mettait les corps des défunts, Ludmilla pensait à ses parents, à la façon dont elle s'était enfuie pour s'engager, espérant qu'ils n'aient pas récolté trop d'ennuis -même si elle était certaine du contraire. Elle les imaginait terrifiés à l'idée que non pas une, mais leurs deux filles se retrouvent certainement en danger tous les jours. Là-dessus, papa, maman, je vous rassure : on a rien affronté de plus dangereux qu'une fillette de trois ans et les léchouilles affectueuses de quatre gros chiens. Mais ce n'est pas non plus comme ça qu'on acquiert du prestige. J'espère que vous serez fiers de nous quand on reviendra, et que vous ne serez pas trop fâchés...
Le travail fini, la rouquine s'isola un peu pour se reposer, sortant sans trop y réfléchir la pièce de bois que Yardan lui avait offerte la veille . La tournant et la retournant, elle essayait de comprendre sa signification ; même si elle aimait bien le moine, il n'était pas toujours facile à suivre et ne savait pas du tout comment faire pour utiliser cet objet convenablement. Profitant du calme, elle essaya quand même de prier, tout en sachant pertinemment qu'elle ne connaissait pas les mots. Elle ne savait même pas si elle devait les prononcer à voix haute ou non, ce qui la frustra d'autant plus. Elle décida finalement de se lancer :
"Heuu... vous, qui que vous soyez, un dragon ou un dieu, ou peut-être les deux, je sais pas trop... Je ne sais pas si vous m'entendrez, je ne suis pas une de vos fidèles, je ne sais même pas qui vous êtes vraiment, mais j'imagine que vous êtes bon, sinon Yardan ne serait pas comme il est..."
C'était un bon début, non ? Pas franchement convaincue par son propre discours, elle continua néanmoins : "Je vous en prie, protégez nos parents de la colère de Miro, qu'il ne leur fasse pas payer notre fuite, à ma sœur et moi. Je vous en supplie, veillez sur eux jusqu'à ce qu'on vienne les libérer de cette servitude qui n'a que trop duré. Je vous en supplie..."
Elle s'arrêta finalement avant que les larmes ne lui montent aux yeux, mais exprimer à voix haute ses craintes les plus profondes l'avait malgré tout bouleversée. Elle accueillit donc le signe du départ du sergent avec soulagement : se remettre en route, penser à autre chose, retrouver les autres, libérer les prisonniers. Elle pouvait le faire.
Je suis forte...
Re: Manicle de Czepple
Publié : 24 mai 2016, 14:39
par Atorgael
" Dans 5 heures il fera nuit noire mais on fera au mieux pour être là., acquieça Levko aux instructions de Czep, ça nous laisse un peu plus de 2 heures pour avancer. Wulfstan, si tu es paré je te suis."
Levko espérait avoir mis un ton conciliant dans ses paroles pour ne pas froisser son chef de manicle.
Pour lui, séparer un groupe déjà peu nombreux était pour lui une mauvaise idée mais il comprenait la volonté de Czeep de ne rien vouloir laisser sans réponse : Qui étaient les pillards et qui emmenait les villageois et où, étaient les questions auxquelles il aurait à répondre devant Voukoll et le capitaine.
Pour en avoir fait l'epérience dans la fôret, Levko savait que courir après 2 lièvres avait souvent un résultat unique : n'en attraper aucun.
A moins d'avoir énormément de chance.
Il flatta le col d'Ecureuil et se mit en selle prêt à suivre le rodeur.