Les gens étaient crispés et certains grelottaient dans le noir. Ludmilla tenait bon pour le moment.
Un sac de 23Kg sans le moindre change ? mais y'a quoi dedans ? XD
Sort : Jusqu’à dix baies imprégnées de magie apparaissent au brin de plante que vous tenez dans votre main. Une créature peut en manger une au prix d’une action, ce qui lui permet de récupérer 1 point de vie et la nourrit pour une journée. La baie ne désaltère pas suffisamment pour remplacer la nécessité de boire. Les baies qui ne sont pas consommées dans les 24 heures suivant l’incantation perdent leurs propriétés.
Ignir peut lancer deux sorts de 1er niveau. Il en utilise donc un ici. Il en reste un.
Attention : une nuit à être sur le qui vive comme là ne confère pas de repos long. Donc pas de récupération d'emplacement de sort.
Le groupe d'évadé comporte 9 prisonniers (ou ai-je dit 8 ? je ne suis plus sûre) + Ignir, Ludmilla, Yardan.
" Les autres servirons pour les plus faibles demain." = pas de repas du soir pour les évadés ? juste pour être sûre.
Faut tuer le temps...
Publié : 21 mai 2018, 20:40
par Casaïr
Je plaignais les pauvres gens mais il n'était malheureusement pas possible pour ce soir de faire autrement. Demain, il faudrait trouver un abri plus sûr et suffisamment confortable pour remonter le moral des gens, comme un surplomb rocheux ou quelque chose de ce genre. Pour l'instant il me fallait lutter contre le froid qui m'assaillait, aussi sortis-je une épée de son fourreau pour faire quelques mouvements. Avant toute chose je frottais la lame avec de la terre pour éviter un quelconque reflet malheureux. En pleine nuit et sans feu, les risques étaient limités de trahir notre présence mais il valait mieux éviter tout problème supplémentaire. J'avais fait bien assez de bévue jusqu'à présent.
Ignir s'était blotit contre les autres, lové en boule s'était endormi, collé contre les évadés.
Remercie les gens en haut...
Publié : 21 mai 2018, 22:18
par Iris
Ignir a quoi comme équipement ? Parce qu'autant Ludmilla est partie du camp sans couverture ni change, autant Ignir devrait avoir son équipement complet ?
Ludmilla se plaça en bord de rivière pour avoir assez de place et ne pas risquer de trébucher sur un buisson, un bout de bois ou un dormeur.
La nuit était froide et sombre, et il fallait vraiment des yeux accommodés pour juste vaguement discerner quelque chose d'assez près.
...
... quelque chose faisait du bruit comme si ça venait de la rivière, non loin, en amont...
Je m'accroupis immédiatement pour me déplacer en crabe jusqu'à un abri pouvant me dissimuler. De là, je dégainais lentement ma seconde lame, attentive au moindre bruit. Cela semblait venir de la rivière, un poisson qui sautait hors de l'eau ? ça ou...
Prudemment, à pas mesurés, je m'avançais dans la direction du bruit, prête à frapper s'il s'agissait d'un ennemi. S'ils s'avéraient trop nombreux pour moi, il me faudrait revenir discrètement au campement et réveiller tout le monde.
Bon, ce n'était définitivement pas un poisson. Et c'était loin d'être rassurant. Je me recroquevillais davantage, regardant dans la direction des pas et tentais de distinguer, à l'oreille puis que je n'y voyait goutte, s'il n'y avait qu'une seule série de bruits.
A travers les buissons éparses, la jeune guerrière aux yeux plissés, aperçu la source de ces craquements. S'extirpant avec difficultés de l'eau turbulente de la rivière, une créature décharnée, blême, se redressait. Ses yeux vides, noirs, étaient les reflets sombres d'une cruauté malsaine. Derrière cette atrocité à la cage thoracique visible et dont des lambeaux de chair tombaient, comme s'ils venaient de finir de s'arracher. Sa tête se tourna avec une lenteur dérangeante vers Ludmilla.
Test Perception 1 : 1d20 = 2
Test Perception 2 : 1d20 = 6
Test Intuition DD10 Ludmilla : 1d20 = 14(-1) = 13
Le visage continua sa rotation sans s'arrêter sur elle, mais dans son attitude, la guerrière pouvait sentir que la bête cherchait quelque chose. Que ses narines se crispaient alors qu'il humait difficilement l'air. Elles approchaient.
Par les dieux, c'était quoi ces trucs ?! Si j'avais eu un doute auparavant, maintenant il n'était plus permis : j'avais affaire à des créatures en maraude et probablement affamées. Je soupesais mes chances contre ces bestioles tout en me remémorant mes combats précédents. Et il fallait bien admettre que j'étais toujours en vie même si à plusieurs reprises il s'en était fallu d'un cheveu. Cependant ma confiance en moi avait été plutôt mise à mal dernièrement : la dragonne à fort Ditelni m'avait pétrifiée de peur, le pervers... mieux valait ne pas penser à lui, c'était sans doute le plus humiliant. Quant au match retour contre cette salope, il avait surtout été remporté par Gaspardin et Levko, je n'avais pas pu faire grand chose.
Je raffermis ma prise sur les poignées de mes épées, un sursaut d'orgueil rallumant la flamme dans mes yeux. Je ne pourrais sans doute pas rester longtemps dissimulée mais j'espérais pouvoir les attaquer par surprise et les renvoyer au cimetière d'où elles n'auraient jamais dû sortir.
Ludmilla se redressa doucement, avec dans l'idée de s'approcher discrètement de ces créatures ignobles qu'elle discernait difficilement. Au moment où elle sortait de sa cachette, un petit animal saisit sa chance et s'en fut à toute vitesse.
Goule 1 (traces de brûlures au torse) : 1d20 = 14(+2) = 16
Goule 2 : 1d20 = 2(+2) = 4
Le raffut de ses pattes frappant le sol avec anxiété fit se tourner l'une des créatures. Son regard vide, reflétant les éclats de la lune, se braqua sur Ludmilla et dans un mouvement inhumain, la bête fit craquer chacun de ses membres en se jetant vers la jeune guerrière. Heureusement, cette dernière était entraînée et plus rapide que ce tas de chair. Plus rapide, mais de peu. Elle se plaça et frappa avant que la goule ne puisse réagir.
En se baissant, elle accueilli la créature blême d'une de ses armes et tandis que celle-ci s'embrochait dessus, elle releva la seconde pour couper court à cet affrontement d'une décapitation nette.
Ca c'est fait.
Goule 2 : Jet d'attaque (avantage) : 1d20(3, 6) +4 = 10
Aspergée du sang répugnant de la créature qui s'affairait devant elle, la guerrière sentit quelque chose bouger à quelques centimètres d'elle : au dernier instant, elle fit un pas de côté pour esquiver l'autre goule qui s'étaient jetée vers elle.