Page 41 sur 195

Matin +4 | Manicle de Czepple

Publié : 23 juin 2016, 17:06
par Iris
Un silence pesant s'installa de nouveau dans la manicle.

Levko et Wulfstan échangèrent un long regard, se trouvant au moins un point commun.

Czepple reprenait péniblement le dessus sur sa soif de sang.

Ignir observait en silence, mais n'en pensait pas moins.


Une rafale de vent s'engouffra dans le vallon, faisant voler poussière et brindilles qui dansaient, forçant les yeux à plisser pour se protéger. Puis tout fut de nouveau calme, gris et terne.

Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière

Publié : 23 juin 2016, 17:42
par Lucasdlk
Tauron, qui avait rapidement reflechi, n'eu pas le temps d'ouvrir la bouche que s'etait passé une scene qui frisait le ridicule. Ludmilla, Yardan et Jasna était les protagoniste de ce qu'il lui semblait etre une piece de théâtre comique. Il put retenir son sourire jusqu'a...

- Pouvez-vous m’instruire de ce que doit alors faire un homme avec une femme ?
Tauron rit. Pas d'un rire franc et sonore comme Jasna, mais un rire sincere. Voila un moment qu'il n'avais pas rit.
Finalement, ce n'est peut-etre pas si mal ici.

Il ne laissa pas le temps a Ludmilla de repondre a la question ambigue de Yardan et dit a voix haute
"Je ne peut etre votre guide, ni un membre de votre famille. Je serais donc ce qui suit : Un druide, vous ayant soigné, et vous raccompagnant au village le plus proche."

Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière

Publié : 23 juin 2016, 18:33
par Casaïr
Qu’est… que… qu…quoiiiiiii ??

Milla échoua dans sa vaine tentative à garder le contrôle d’elle-même. Entre les éclats de rire de Jasna –tu souffriras le martyre pour ça ! écuma-t-elle intérieurement- et la question de Yardan, pertinente très certainement, mais qui plongeait la rouquine dans un abime de perplexité, méritait une réponse. Elle n’était cependant pas certaine d’être la mieux placée pour en parler, surtout avec le rire de sa sœur qui résonnait dans sa tête. L’intervention de Tauron fut à peine salutaire, et ce n’est pas le hochement de tête qu’elle lui adressa qui prouverait le contraire. Surtout que lui aussi riait de la situation !

« M… merci Tauron, répondit-elle avant de poursuivre pour Yardan, en proie à une panique grandissante au fur et à mesure que les mots franchissaient ses lèvres sans l’accord de son cerveau : ce que... font... les gens en couple ?... Bin, tu sais…. Des… trucs de…. couple ?... »

Ne me fais pas dire ça, par pitié !

« Ils… se tiennent par la main… s’embra… ‘fin, des trucs de couple… »

Mouais, même moi je n’arriverai pas à me convaincre avec ce genre d’explications… Elle essaya d’oublier sa gêne pour réfléchir au comportement des couples qu’il lui arrivait de voir depuis la boutique d’épices des Lubor ou depuis l’une des fenêtres de la maison de ses maîtres, et se rappela des processions qui passaient parfois dans la rue. Elle se rappela des rêves qui lui venaient en tête dans ces rares moments de quiétude, et ô combien elle souhaitait être à la place de la fiancée.

« Les… fiancés ont des rubans d’une même couleur au poignet,
fit-elle d’un ton rêveur alors que son visage reprenait peu à peu une teinte plus normale, et elles -les femmes- affichent leur nouveau statut avec une couronne de fleurs tressées et… »

Elle regardait Yardan, se demandant si elle-même arriverait à jouer un tel rôle sans se retrouver prise à son propre jeu, et surtout des conséquences qui en résulteraient. Bah, si ça ne s’éternise pas, ça ne changera rien ! Allez, ma grande !

« … il faut avoir l’air… amoureux. »

J’ai dit quoi ?

C’était l’évidence même, mais le dire haut et fort lui sembla ridicule. Ils me prennent sûrement pour une petite fille naïve, s’imagina-t-elle en prenant un air gêné tout en regardant le sol.

Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière

Publié : 23 juin 2016, 21:27
par Soulnight
Ignir silencieux avait regardé la scène ébahi. Alek demandé au sergent d'aller apprendre à sa grand mère à gober des oeufs... Il avait du mal avec les hiérarchie, avait un caractère plutôt chaotique en raison de son sang démoniaque, mais là, là ! C'était tout bonnement trop loin, mais non dénué d'un certain humour. Il est vrai que le Sergent était leur chef parce qu'il s'était hissé à la force de ses muscles, mais le voir mis devant les limite de la hiérarchie était tout bonnement hilarant. Le Tieffelin se retenait de rire pour ne pas aggraver le cas de la manicle, et aussi le sien, vu la façon dont le Sergent porte intérêt au demi démon, tout allait lui retomber sur le dos.
Sans un mot, le sourire au coin des lèvre dès qu'il tournait le dos au Sergent, il s'exécuta, bien que l'on ne lui avait rien demandé, mis à part passer devant. Mais il était maintenant inquiet. L'envie de meurtre de Czep, le regard de mépris de Wulfstan... Le groupe soudé qu'il avait enfin trouvé n'en était plus un... Bon, la garde ne ferais pas un si bon foyer après tout, a moins que ce ne soit que passager. Son envie de rire s'évanouirent à cette idée. Il ne tenait qu'à lui de recoller mes morceaux.

Matin +4 | Manicle de Czepple

Publié : 24 juin 2016, 14:02
par Atorgael
Alors que la poussière et les brindilles retombaient sur le chemin, Voukoll et Aleks partaient quelque part dans les marais voir on ne savait qui, on ne savait pourquoi.

En regardant ses compagnons, Levko essaya de voir leur état d'esprit. Wulsftan semblait tout aussi dépité que lui, Ignir lui était encore difficile à cerner, Czep était sur le point de rupture.

Qui aurait fait quoi si Czep avait sorti ses dagues ? Difficile à dire.
Qu'aurait fait Levko ? Il préférait ne pas avoir à répondre à cette question qu'il s'empressa d'oublier aussitôt.

L'ambiance n'était donc pas à la fête mais une mission attendait la manicle.
Levko tenta de résumer la situation à ses camarades :

"J'ai comme l'impression qu'on a plutôt intérêt à revenir avec des informations, sinon le sergent va pas nous louper. Czep, on attend tes ordres !"

De longues heures de marche les attendaient, d'autant que le retour se ferait à pieds...

Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière

Publié : 24 juin 2016, 15:10
par grayfoxliquid
Czepble et Voukoll ne se quittaient pas des yeux pendant encore quelques instants alors que tous deux s’éloignaient l’un de l’autre. Un feu dévorant consumait le roublard qui, une fois de plus, n’a su se maîtriser. Pourtant il devrait le savoir après toutes ces années.

Les mains agrippant toujours les dagues, il entendit la question de Levko mais n’y répondit pas tout de suite, perdu dans ses pensées. Finalement il se mit en marche, mécaniquement, les sourcils froncés, le visage encore déformé par la haine.

"Wulfstan et Levko vous partez en premier, vous avez fait du bon travail hier, on va continuer comme ça. Ignir tu viens avec moi et on les suit. Comme d'habitude, attention au moindre danger, on n'engage un combat qu'en cas d'extrême nécessité." Le ton sur lequel il débita ces quelques ordres sans regarder ses coéquipiers ne laissait pas de place à des questions. Ce n’est qu’après quelques longues minutes de marche que la haine laissa enfin place à la concentration et la possibilité de l’approcher à nouveau.

Apprends à te maîtriser, idiot ! Tu vas encore nous mener à une mort prématurée. C’est vraiment ce que tu veux ?

Bien sûr que ce n’était pas ce qu’il voulait, mais ses pulsions avaient à nouveau eu raison de lui.

Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière

Publié : 24 juin 2016, 19:15
par Soulnight
Ignir marcha silencieux au coté de son chef de manicle, tournant le dos au maximum à Voukoll.
Son esprit vagabonda sur les évènements récents. En tout cas, si il y avait une amélioration à prévoir, il ne faudra pas compter sur la rigidité de la hiérarchie de Voukoll... Après cette mission, il allait falloir mettre les choses à plat. Le Tieffelin comptait bien organiser un peu ce chaos pour se le créer son groupe soudé tant rêvé.

Re: [Arolavie] Chapitre 1 - Garder la frontière

Publié : 24 juin 2016, 20:32
par Edzart
Je prenais la bride de Blaireau et grimpai rapidement dessus pour le diriger vers le marais. Je ne me sentais que moyennement rassuré à l'idée de voyager en tête, le danger à l'avant, Voukol et sa rancune derrière. Mais avec l'éclat que je venais de faire, je ne pouvais me permettre de refuser la position du noble... Je faisais donc trottiner Blaireau sur le chemin, avançant en réfléchissant toujours aux sortilèges de défense qui pourraient un jour me sauver la mise...

Croac, quant à lui, décolla après quelques minutes pour observer du ciel les éventuels ennemis.

Qu'allais-je faire avec Voukol dans les marais ? Je m'attendais à tout. Rencontrer quelqu'un ? Une femme, apparemment. Connaissant le côté terre à terre de Voukol, une praticienne des arts. Mmmh. Ce pouvait être intéressant. Voyons alors.

Matin +4 | Manicle de Ludmilla

Publié : 25 juin 2016, 10:14
par Iris
Du côté de la manicle de Ludmilla, les discussions étaient pittoresques et assez gaies dans l'ensemble, les détails du plan apparaissant laborieusement mais joyeusement. Restait encore à décider ce qu'il adviendrait des chevaux : les apporter et les assumer, les rapprocher et les cacher en espérant que tout irait bien, les cacher avec un membre de la manicle condamné à les garder, les confier à la première famille de fermiers, ou bien tenter sa chance avec une seconde... Tant de choses à déterminer !

... d'ailleurs l'heure du déjeuner approchait à grand pas : un bon moment pour réfléchir à la suite des opérations, non ?

Matin +5 | Manicle de Czepple

Publié : 25 juin 2016, 10:25
par Iris
Malgré la tension et l'ambiance glaciale du groupe, à la mesure du paysage mélancolique qu'ils exploraient, les estomacs commençaient à se rappeler au bon souvenir des aventuriers. Avançant prudemment, ils pouvaient se dissimuler sans peine derrière buisson et rocher... mais ce faisant, ils ne pouvaient pas pister. La seule chose possible à ce stade consistait à suivre de loin, en hauteur et secrètement, le tracé du chemin où les pisteurs avaient repéré l'étrange poussière, en espérant qu'il n'y ait pas trop d'embranchements !

Ignir et Czepple avançaient quand la voie était déclarée libre par les deux premiers, se déplaçant tout aussi furtivement que les éclaireurs.

Pour l'instant, les aventuriers avançaient sur la droite du chemin.