Manicle de la Forge - Jour 4 - Temple de Forgeron - Aux portes !
Publié : 27 avr. 2017, 23:45
Devant le sanctuaire de Forgeron, les choses se corsaient. Jasna, l’Eveillée touchée par la grâce du Dieu, venait de déverrouiller les portes scellées du Saint des Saints. Mais il fallait désormais y accéder. Autour du petit groupe, la nasse immonde faite de chairs poisseuses, de tentacules obscènes et de crocs acérés se rapprochait de plus en plus. Quatre monstruosités, fruits pourris d’un mariage affreux entre un esprit dérangé et une négation totale des lois de ce monde, se rapprochaient de plus en plus de la manicle qui les défiait.
L’adepte du Souffle, placé à l’avant du groupe, était au prises avec l’un des affreux. Il avait foncé dès qu’il l’avait aperçu, inconscient du danger pressant. Seul la Justice de Draaz comptait, et faire rendre l’âme à ces erreurs indigne de figurer dans les registres de la création y contribuait.
Au contact, Yardan frappa à deux reprises. Guidé par sa foi, l’impact de ses poings sur la chair molle fut lourd. La chose qui lui faisait face cracha un grognement sourd. Elle contre-attaque vivement, mais manqua le moine qui senti la bouche ignoble claquer près de son visage.
Un cri aigu l’arracha de sa transe martiale.
- On reforme le groupe, hurla Ludmilla derrière lui !
Sa discipline, forgée par des heures d’exercices intenses et d’injonctions strictes, prit le relais. Sans hésiter, il rompit le contact, et parti à toute allure vers les portes ouvertes. A ses côtés, la guerrière rousse et Terdéric faisaient de même, se ruant vers leur havre inespéré.
Soudain, sans même crier, Ludmilla glissa. Dans sa course, son pied ripa sur une excroissance spongieuse, et la guerrière perdit l’équilibre. Du coin de l’œil, Yardan nota la chute de l’ordonnante. Elle allait tomber, s’affaler aux pieds de ces monstres, et allait peut-être allait-elle… non. Non, il le refusait. Cela ne devait pas être !
Pour le moine, le temps sembla soudain s’arrêter, comme figé. Sans douter, sans même réfléchir un seul instant, il fit appel aux énergies qui bouillaient en lui depuis le jour dernier. Devenu bloc de réflexe, il prit une impulsion puissante, et laissa son instinct parler.
Yardan agit. Dans un mouvement bien plus rapide que dans ses rêves les plus fous, il pivota sur ses pieds, et fusa sur la jeune femme, la ramassant avant qu’elle ne s’effondre. D’un regard, il s’assura qu’elle allait bien, et reparti tout aussi vite vers la porte avec elle dans les bras. Derrière eux, les monstres approchaient bien trop vite, et menaçaient de les submerger d’ici peu. Ils dépassèrent Gaspardin, qui retenait courageusement de sa rapière une de ces monstruosités à distance, la lardant de plusieurs coups meurtriers. Terdéric et Jasna étaient un peu plus loin, les regardant avec des yeux ronds.
- La porte, tonna Yardan, il nous faut la fermer ! Avec moi, cloisonnons ces monstres au loin !
L’adepte du Souffle, placé à l’avant du groupe, était au prises avec l’un des affreux. Il avait foncé dès qu’il l’avait aperçu, inconscient du danger pressant. Seul la Justice de Draaz comptait, et faire rendre l’âme à ces erreurs indigne de figurer dans les registres de la création y contribuait.
Au contact, Yardan frappa à deux reprises. Guidé par sa foi, l’impact de ses poings sur la chair molle fut lourd. La chose qui lui faisait face cracha un grognement sourd. Elle contre-attaque vivement, mais manqua le moine qui senti la bouche ignoble claquer près de son visage.
Un cri aigu l’arracha de sa transe martiale.
- On reforme le groupe, hurla Ludmilla derrière lui !
Sa discipline, forgée par des heures d’exercices intenses et d’injonctions strictes, prit le relais. Sans hésiter, il rompit le contact, et parti à toute allure vers les portes ouvertes. A ses côtés, la guerrière rousse et Terdéric faisaient de même, se ruant vers leur havre inespéré.
Soudain, sans même crier, Ludmilla glissa. Dans sa course, son pied ripa sur une excroissance spongieuse, et la guerrière perdit l’équilibre. Du coin de l’œil, Yardan nota la chute de l’ordonnante. Elle allait tomber, s’affaler aux pieds de ces monstres, et allait peut-être allait-elle… non. Non, il le refusait. Cela ne devait pas être !
Pour le moine, le temps sembla soudain s’arrêter, comme figé. Sans douter, sans même réfléchir un seul instant, il fit appel aux énergies qui bouillaient en lui depuis le jour dernier. Devenu bloc de réflexe, il prit une impulsion puissante, et laissa son instinct parler.
Yardan agit. Dans un mouvement bien plus rapide que dans ses rêves les plus fous, il pivota sur ses pieds, et fusa sur la jeune femme, la ramassant avant qu’elle ne s’effondre. D’un regard, il s’assura qu’elle allait bien, et reparti tout aussi vite vers la porte avec elle dans les bras. Derrière eux, les monstres approchaient bien trop vite, et menaçaient de les submerger d’ici peu. Ils dépassèrent Gaspardin, qui retenait courageusement de sa rapière une de ces monstruosités à distance, la lardant de plusieurs coups meurtriers. Terdéric et Jasna étaient un peu plus loin, les regardant avec des yeux ronds.
- La porte, tonna Yardan, il nous faut la fermer ! Avec moi, cloisonnons ces monstres au loin !